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Les perspectives de croissance mondiale s’assombrissent
 
jeudi 30 déc. 2021, source : Les Echos
Les hausses de contaminations dues au variant Omicron incitent les économistes à revoir à la baisse leurs prévisions.Omicron, dernier variant en date du Covid-19, pourrait bien avoir raison de la croissance mondiale. D’autant plus que la résurgence de l’inflation ampute le pouvoir d’achat à venir des ménages qui consommeront bien moins. Les grandes institutions internationales avaient d’ailleurs prévenu. Début décembre, l’économiste en chef de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), Laurence Boone, avait concédé que « le fort rebond que nous avons observé marque le pas, et les perturbations de l’offre, la hausse de l’inflation et l’impact continu de la pandémie assombrissent l’horizon ». La prévision d’une croissance mondiale de 4,5 % l’an prochain apparaît aujourd’hui trop optimiste. Même son de cloche au Fonds monétaire international qui publiera une actualisation de ses prévisions début janvier. Sa directrice générale, Kristalina Georgieva, a prévenu : « Un nouveau variant qui peut se propager très rapidement peut ébranler la confiance […] Nous sommes susceptibles de voir certaines révisions à la baisse de nos projections d’octobre », avaitelle alerté le 3 décembre dernier. Là encore, les 4,9 % espérés l’an prochain pour la croissance mondiale semblent excessifs. Première économie mondiale, les Etats-Unis devraient connaître un trou d’air dès le début de l’année prochaine. En novembre, les dépenses de consommation, tirées par les services, ont été moins fortes qu’au mois précédent. Et les données relatives aux cartes de crédit et de débit de JPMorgan Chase indiquent que ces dépenses liées aux services (transport aérien, restaurants…) se sont récemment affaiblies. Mark Zandi, l’économiste en chef de Moody’s Analytics, interrogé mardi par le « Wall Street Journal », a donc revu à la baisse ses prévisions pour le premier trimestre. La croissance, selon lui, ne sera plus que de 2,2 % et non de 5,2 % comme espéré auparavant. « On a l’impression que la dynamique est très similaire à celle de l’épidémie de Delta », a-t-il commenté. Ayant initialement prévu une croissance de 6,1 % au début du troisième trimestre, elle s’est finalement établie à 2,3 % de juillet à septembre. Un risque de récession L’ancien secrétaire au Trésor Lawrence Summers est encore plus pessimiste craignant dans les années à venir une récession suivie d’une stagnation séculaire. Dans une interview accordée à Bloomberg le 23 décembre, il reproche à la Réserve fédérale d’avoir agi avec trop de retard pour juguler l’inflation. « Je crains que nous n’atteignions déjà un point où il sera difficile de réduire l’inflation sans donner lieu à une récession », a-t-il indiqué. A 5,7 % en novembre, l’inflation américaine n’a jamais été aussi élevée depuis 1982. Dans une moindre mesure, l’inflation (4,9 % en novembre) constitue aussi une inquiétude pour la zone euro. Fabio Balboni, économiste de HSBC, reconnaît dans le « Financial Times » que l’envolée des prix de l’énergie ampute le pouvoir d’achat des ménages. « C’est un risque sérieux », pour la croissance En moyenne, les économistes estiment que ce surcoût des prix de l’énergie pourrait amputer le PIB de la zone d’un demi-point. Si l’on rajoute les risques d’un dérapage incontrôlé des cas du variant Omicron, les espoirs d’une croissance du PIB de 4,3 % (dernière prévision de l’OCDE) s’envoleront. Ce variant « risque de peser sur la croissance de la zone euro au cours des prochains mois, et toute perturbation des chaînes d’approvisionnement inhérente à une nouvelle vague épidémique pourrait faire repartir à la hausse les tensions inflationnistes dans la région », reconnaissait, midécembre, Chris Williamson, l’économiste d’IHS Markit. Dans une étude spéciale sur les dix principales prévisions pour 2022, publiée le 24 décembre, IHS Markit indiquait notamment que « l’économie ne déraillera pas en 2022, mais le rythme de croissance ralentira ». La situation sanitaire compliquera particulièrement la croissance en Europe occidentale, où la vague actuelle et les restrictions associées font reculer une reprise déjà à la traîne. Au mieux, la croissance ne repartira qu’à partir du printemps, estime l’analyste


 
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